Que se passe-t-il dans la tête des peuples ? Pourquoi les Américains ont-ils élu pour huit ans un crétin nommé "dobelyou" ? Pourquoi avons-nous élu Sarkozy ? Pourquoi les Italiens ont-ils réélu Berlusconi ? On pourrait dire que c'est parce que la gauche démocratique s'est considérablement déconsidérée, au point que les peuples écœurés se jetent dans la gueule des premiers autocrates venus ? c'est un peu court. Il y a aussi chez ces trois-là une fascination du fric, de la puissance, de l'ambition et un aplomb qui flattent nos instincts les plus néfastes en les légitimant. Comme tout se juge par comparaison disons tout de même que par rapport à Berlusconi notre petit président bling bling peut passer pour un modèle de distinction, d'élégance, de culture et d'humilité. Ce qui n'est pas peu dire. je suis consterné pour nous mais encore plus pour les Italiens et je me sens un lien particulier avec les opposants au Cavaliéré , ce bouffon, esthétiquement chirurgié, lifté, implanté du cheveu, peut-être même taxidermié qui surfe sur les scandales comme les grands blonds frisottés glissent sur les vagues des plages de Biarritz. Vous direz que vous vous foutez de sa vie privée et vous aurez raison, sauf si elle est ostenciblement étalée au grand jour avec le cynisme et le mépris de ceux qui se savent intouchables et qui en font une vitrine politique. Le pire étant que leur image n'est même pas égratignée par leurs turpitudes ; elles seraient même plutôt un atout. L'indulgence, le laxisme, l'ignorance et la naïveté dont font part les citoyens vis-à-vis de ces césars au petit pied sont proprement stupéfiants. Que notre président aille au Congrés de Versailles faire un discours électoral devant les députés réunis qui n'ont pas un mot à dire, ça ne choque pas grand monde, certes. Qu'il confonde politique et communication, action et gesticulation, personne ne moufte, qu'il tente à plusieurs reprises de porter des coups au principe de laïcité qui est l'un des fondements de la République, la plupart le regardent avec la paupière lourde des bovins regardant passer les trains, que sa politique rende les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres, on gueule mais ça ne change rien. mais tout ça n'est rien en regard des berlusconneries du Cavalièré. Je ne parle pas de ses bacchanales, de son goût pour les toutes jeunes filles, de ses habitudes de sultan obsédé par son vieillissement ça c'est sa vie privée et l'on comprend bien que le fric de ce matcho obsédé sexuel lui permet tout. Je stigmatise plutôt le mélange des genres : les deux bimbos respectivement ministre de l'égalité des chances et ministre de l'éducation nationale, la rumeur têtue des accointances avec la mafia russe, la main-mise sur la presque totalité de la presse, encore pire que chez-nous, la censure sur les radios et les télévisions bien pire que chez-nous, ses innombrables démêlés avec la justice toujours étouffés et la présence d'un proxénète dans son premier cercle.
Aussi bien en France qu'en Italie la clé du problème est entre les mains d'une gauche pitoyable, sa résolution n'est donc pas pour demain.
"Berlusconi fait sourire, mais il doit être pris au sérieux, écrit l'écho de Genève, en apportant au monde l’Empire romain, le catholicisme, la Renaissance et le fascisme, l’Italie a souvent été, pour le meilleur et pour le pire, le laboratoire de l’Occident".
En attendant Sarkozy à tout intérêt à côtoyer Berlusconi de temps à autre, pour une fois, malgré bon nombre de similitudes, la comparaison est à son avantage.
Que se passe-t-il dans la tête des peuples ? Pourquoi les Américains ont-ils élu pour huit ans un crétin nommé "dobelyou" ? Pourquoi avons-nous élu Sarkozy ? Pourquoi les Italiens ont-ils réélu Berlusconi ? On pourrait dire que c'est parce que la gauche démocratique s'est considérablement déconsidérée, au point que les peuples écœurés se jetent dans la gueule des premiers autocrates venus ? c'est un peu court. Il y a aussi chez ces trois-là une fascination du fric, de la puissance, de l'ambition et un aplomb qui flattent nos instincts les plus néfastes en les légitimant. Comme tout se juge par comparaison disons tout de même que par rapport à Berlusconi notre petit président bling-bling peut passer pour un modèle de distinction, d'élégance, de culture et d'humilité. Ce qui n'est pas peu dire. je suis consterné pour nous mais encore plus pour les Italiens et je me sens un lien particulier avec les opposants au Cavaliéré , ce bouffon, esthétiquement chirurgié, lifté, implanté capillaire, peut-être même taxidermié qui surfe sur les scandales comme les grands blonds frisottés glissent sur les vagues des plages de Biarritz.
Vous direz que vous vous foutez de sa vie privée et vous aurez raison, sauf si elle est ostensiblement étalée au grand jour avec le cynisme et le mépris de ceux qui se savent intouchables et qui en font une vitrine politique. Le pire étant que leur image n'est même pas égratignée par leurs turpitudes ; elles seraient même plutôt un atout. L'indulgence, le laxisme, l'ignorance et la naïveté dont font part les citoyens vis-à-vis de ces césars au petit pied sont proprement stupéfiants. Que notre président aille au Congrés de Versailles faire un discours électoral devant les députés réunis qui n'ont pas un mot à dire, ça ne choque pas grand monde, certes. Qu'il confonde politique et communication, action et gesticulation, personne ne moufte, qu'il tente à plusieurs reprises de porter des coups au principe de laïcité qui est l'un des fondements de la République, la plupart le regardent avec la paupière lourde des bovins regardant passer les trains, que sa politique rende les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres, on gueule mais ça ne change rien. mais tout ça n'est rien en regard des berlusconneries du Cavalièré. Je ne parle pas de ses bacchanales, de son goût pour les toutes jeunes filles, de ses habitudes de sultan obsédé par son vieillissement ça c'est sa vie privée et l'on comprend bien que le fric de ce matcho obsédé sexuel lui permet tout. Je stigmatise plutôt le mélange des genres : les deux bimbos respectivement ministre de l'égalité des chances et ministre de l'éducation nationale, la rumeur têtue des accointances avec la mafia russe, la main-mise sur la presque totalité de la presse, encore pire que chez-nous, la censure sur les radios et les télévisions bien pire que chez-nous, ses innombrables démêlés avec la justice toujours étouffés et la présence d'un proxénète dans son premier cercle.
Aussi bien en France qu'en Italie la clé du problème est entre les mains d'une gauche pitoyable, sa résolution n'est donc pas pour demain. D'autant qu'il faudrait encore que les citoyens-gogos sortent de leur léthargie.
"Berlusconi fait sourire, mais il doit être pris au sérieux, écrit l'écho de Genève, en apportant au monde l’Empire romain, le catholicisme, la Renaissance et le fascisme, l’Italie a souvent été, pour le meilleur et pour le pire, le laboratoire de l’Occident".
En attendant Sarkozy à tout intérêt à côtoyer Berlusconi de temps à autre, pour une fois, malgré bon nombre de similitudes, la comparaison est à son avantage.