




PERBEN, RONDOT, MARLAND, DE VILLEPIN, ALLIOT-MARIE, SARKOZY
Le 14 octobre Me Jean-Pierre Mignard qui représente le magistrat Gilbert Flam et le président de Médiapart ex-Directeur du Monde Edwy Plenel dans l'affaire Clearstream a procédé à une plaidoirie dans laquelle il désigne une faute collective dont les protagonistes sont Michèle Alliot-Marie , actuelle garde des sceaux,son directeur de cabinet de l'époque, Philippe Marland, l'ancien ministre de la justice, Dominique Perben, le général Philippe Rondot, l'ancien premier ministre, Dominique de Villepin, et aussi, pour ne pas dire surtout, l'ancien ministre des finances, Nicolas Sarkozy." Tous pointés du doigt pour leur silence face à la calomnie à partir de juillet 2004 concernant les listing Clearstream dont ils ne pouvaient ignorer le caractère douteux. Finalement seul Dominique Villepin doit répondre de ses non-actes devant la justice, accusé par deux juges d'instruction d'être l'instigateur de la "machination" cela n'a pas été objectivement établi lors des débats que M. de Villepin a donné une instruction». «Et s'il n'est pas instigateur dans ce dossier, il n'est plus rien» à dit Me Mignard . DDV serait l'instigateur selon les juges d'instruction et "bénéficiaire collatéral" qui aurait pêché par "abstention" pour le parquet. Ce qui signale un couac entre les uns et les autres ! Concernant Nicolas Sarkozy qui était à l'époque ministre des finances maitre Mignard souligne : «Il savait mieux que quiconque qu'il s'agissait d'une calomnie puisqu'il fait partie des victimes! Il est parfaitement informé et comment réagit-il? Il laisse faire. Il est libre de cela en tant que victime mais le ministre qu'il est aussi, lui, n'a pas la possibilité de tergiverser. Il a manqué aux obligations de l'article 40 du code de procédure pénale»
On pourrait en conclure que si l'instruction avait été menée objectivement ce sont toutes les personnalités désignées plus haut qui devraient se trouver aux côtés de Dominique Villepin. C'est là qu'est mise en cause l'indépendance du parquet par une phrase qui tue prononcée par Me Mignard : «Au parquet, plus on monte en hiérarchie plus le cerveau judiciaire s'efface derrière le cerveau politique.»
Source : Médiapart article de Fabrice Arfi