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L'instrumentalisation de l'affaire Hodeau était inévitable. C'est du pain béni pour la droite qui n'est jamais aussi à l'aise que lorsque les évènements lui donnent l'occasion d'une posture justicière qui fait partie du fondement de son idéologie. Ah ! les braves gens !! d'où la sortie de Brice Hortefeux mettant en cause "les juges d'application des peines qui ont pris la décision de libération conditionnelle". Le mieux était encore de gommer le fait que l'homme qui a avoué avoir étranglé Marie-Christine Hodeau, retrouvée morte dans une forêt de l'Essone, avait bénéficié d'une libération conditionnelle en mars 2007 mais qu'Il avait fini de purger sa peine en novembre 2008 et n'était par conséquent plus soumis à aucune mesure de contrôle judiciaire. On parle juste de sa liberté conditionnelle de 2007 en oubliant la suite à savoir qu'il avait totalement purgé sa peine. Ce que malgré tout MAM a rappelé en réponse à la mise en cause de son ministère par Hortefeux( de tout bois). Frédéric Lefebvre le brillant porte-parole de l'UMP ( quel nulard ce type !) réclame, la bave aux lèvres, une nouvelle loi autorisant la castration chimique. Et Nicolas Sarkozy, qui ne veut pas perdre la main sécuritaire au bénéfice de ses porte-flingues en a remis une couche . A mon sens Benoît Hamon dit ce qu'il faut dire sur le sujet :"La droite s'est désengagée, elle a mis en place une politique irresponsable en matière de lutte contre l'insécurité, elle y répond par ce type de proposition, c'est symptomatique de ce qu'est aujourd'hui la dérive de ce pays et de ce gouvernement en matière sécuritaire"
La loi sur la castration chimique existe mais l'intéressé doit être volontaire pour cette pratique. En somme ce que réclame Frédéric Lefebvre c'est une castration chimique d'office une sorte de sublimation de la peine de mort. Surtout ne parlez pas de ça devant Lefebvre ça va le faire bander.
L'assassin présumé n'a pas été considéré comme psychopathe par les psychiatres. mais seulement comme alcoolique dangereux sous l'emprise de l'alcool. Il avait obligation de se soigner de son alcoolisme après sa libération conditionnelle. Le mieux n'aurait-il pas été qu'il soit soigné avant ?
regardez cette vidéo sur Christophe Régnard, le président de l’Union syndicale des magistrats. Un peu d'intelligence dans ce débat à la con, ça ne fait pas de mal ( avec en prime une réflexion sur l'affaire clearstream)