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Ce blog qui se veut un lieu de dialogue et de réflexion, s'adresse aux curieux de tout ce qui fait l'intérêt de la vie. de la philo à la bande dessinée en passant par la musique,la vie quotidienne et la politique

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Bison ravi est de retour

Bison ravi est l'anagramme de Boris Vian, décédé à 39 ans d'une crise cardiaque en assistant en projection privée au film " J'irai Cracher sur vos tombes" adapté de son célèbre roman. On commémore en ce moment le cinquantième anniversaire de la mort de ce personnage inclassable, touche-à-tout génial, ingénieur centralien,chroniqueur, romancier, auteur de théâtre, musicien de jazz, auteur de plus de 500 chansons, figure du St Germain-des-près  de l'immédiat après-guerre, ami de Raymond Queneau, de Jean-Paul Sartre, de Simone Signoret et de Jacques Prévert. Outre plusieurs romans policiers alimentaires qui assurèrent sa notoriété, Vian est surtout l'auteur de Romans poético-tragiques,  comme "l'Écume des jours", l'Herbe rouge et l'Automne à Pékin qui lui assurèrent une célébrité durable auprès de la jeunesse lycéenne quelques années après sa mort et dont il devint une figure emblematique. J'ai fait sa connaissance par Jazz-Hot interposé dans cette revue où il assurait une chronique formidable et à titre gracieux et dans laquelle il parlait un peu de jazz et beaucoup des choses de la vie. Il s'en prenait aussi à un certain Hugues Panassié qu'on nommait le "Pape du jazz". Panassié qui avait beaucoup contribué à faire connaître le jazz en France, décidait de ce qui était du jazz et de ce qui n'en était pas. c'est ainsi que Dizzy Gillespie et Charlie Parker n'avaient pas l'honneur d'être estampillés " musiciens de jazz" .Le "Pape du jazz"  était régulièrement brocardé par Vian dans Jazz Hot, qui stigmatisait son conservatisme avec une verve irrésistible qui me ravissait, en rappelant notamment qu'une musique vivante était forcément une musique destinée à évoluer.
Doué d'une exceptionnelle ouverture d'esprit Vian  savait depuis son enfance qu'il allait mourir jeune à cause d'une sale maladie de cœur qui le laissait en sursis. D'où cette frénésie créatrice exercée dans l'urgence. Il existe plusieurs biographies de Boris Vian la plus récente étant celle de Claire Julliard.
Noël Arnaud publia il y a fort longtemps des " Vies parallèles de Boris Vian" qui semble-t-il sont devenues introuvables. dommage ! Elles fourmillaient d'informations.

 
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T
salut Giher...bel hommage à Boris . l'anticonformiste par excellence...a +
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M
étranges lectures qui nous façonnent...
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C
ce midi alise était à table avec nous et nous chantions avec juliette la complainte du progrès..........j'avais 32 ans de moins.
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G
<br /> Je vois que tu connais ton Vian sur le bout des doigts. J'ai du entendre parler de lui pour la première fois en 1958 en lisant ses chroniques dans jazz-Hot : humour, insolence, liberté d'esprit.<br /> J'étais ébloui. Il faut se rappeler que dans la société de l'époque ces vertus n'étaient pas trop tendance. Ce n'est qu'après que j'ai fais connaissance avec son œuvre, l'arrache-coeur, L'herbe<br /> rouge etc... Sur le plan littéraire le vrai Vian n'a été connu qu'après sa mort vers 1966-1967 avec la réédition de ses romans sous son vrai nom dans une collection de poche. Cela dit Vernon<br /> Sullivan lui a permis de manger. Ce qui était déjà pas mal<br /> <br /> <br />
C
. aujourd'hui que flo est atteinte par la maladie, je pense beaucoup à ce passage où le parquet redevient bois sauvage, où les rayons du soleil se cassent en petits morceaux en traversant les vitres qui se brisent. très belle illustration de la faiblesse et de la maladie entre autres.
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C
. je l'ai amené à retenter une lecture qu'elle n'avait pas réussi à mener à son terme. elle a tout lu à son tour. deux de mes enfants portent les noms de l'écume des jours, nicolas et alise. pour le 3ème nous n'avons pas osé colin.
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