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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 10:44

Pas d'accord du tout avec cette déclaration de Hollande invoquant la liberté de conscience des maires face au mariage pour tous. Dans ce cas, Le maire devra refiler le bébé, si j'ose dire, à un adjoint. Donc le mariage se fera. Mais si les adjoints se défilent, que ce passera-t-il ? Et si la liberté de conscience s'applique à une loi, qu'est-ce qui empêchera un maire de la faire valoir pour un mariage entre blancs et noirs ou entre blancs et musulmans. Ça n'en finirait plus. Cette déclaration est ridicule et inquiétante. Les reculs devant les intentions du programme socialiste s'accumulent, notamment au sujet des banques dont la séparation entre opérations de dépôt  et opérations spéculatives ne se fera pas ou mollement sous la pression du lobby bancaire. Je suis en rogne !

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:43

MDR

Bien qu'il soit désagréable de tirer sur les ambulances on ne peut tout de même se taire sur cette élection  à la présidence  de l'UMP digne de Clochemerle. Voilà un parti d'une arrogance sans pareille, un parti donneur de leçons qui ressasse son amertume d 'avoir perdu ce qui est traditionnellement son bien c'est-à-dire le gouvernement de la France, qui pratique le Hollande Bashing depuis 6 mois en tapant à bras raccourcis sur la tête du président et de son gouvernement, qui explique que la gauche n'est pas à la hauteur et qui à la première occasion qui lui est donnée démontre une incurie inquiétante qui remet en cause ses capacités à gouverner.  Ce qui se passe à l'UMP ce n'est pas la manifestation de courants, normale dans un parti, mais le signe d'une vraie rupture entre deux conceptions de la droite, la traditionnelle et l'autre celle qui lorgne vers l'extrême droite qu'elle a contribué à banaliser.  

Tout de même, organiser une primaire ce n'est qu'une petite chose, et l'UMP vient de démontrer que sur une chose si petite elle est en mesure d'organiser une foire d'empoigne impressionnante.  En matière de couacs qu'elle reproche à qui mieux mieux à la gauche, elle est largement à la hauteur :  résultats proclamés et même autoproclamés avant même que la commission se soit prononcée, insultes et même manifestations de haine. Si le ridicule ne tue pas,  il peut blesser gravement.  Si l'UMP n'en meurt pas elle aura du mal à s'en remettre d'autant que la haine entre les deux candidats est maintenant bien ancrée.

Vous me direz que tout ça n'est pas si grave et qu'il ne s'agissait que d'un choix entre un réac et un super réac, et vous aurez raison, mais  personnellement je ne suis pas mécontent qu'en cette occasion l'UMP ait montré son vrai visage celui d'une droite qui glisse doucement sur le toboggan qui la mènera jusqu'à Marine Le Pen. On y est presque. Un peu de patience. Ça aura le mérite de clarifier les choses et peut-être de provoquer un début de rassemblement de la gauche, ce qui ne serait pas un luxe.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 11:10

On peut trouver ce matin dans libé un bilan des six premiers mois de pouvoir socialiste sous forme des promesses de campagne tenues ou non tenues je vous les livres telles quelles. Ce petit bilan permettra de donner un avis positif ou négatif non basé sur des sentiments mais plutôt sur la réalité ou une approche de la réalité. C'est mieux :

 

Celles qui on été tenues :

-Baisse du salaire du président et des ministres

-Départ à la retraite à 60 ans pour les carrières longues

- hausse de 25% de l'allocation de rentrée scolaire

- Blocages des loyers à la relocation

- Retrait des troupes d'Afghanistan

- Écart de 1/20 maximum des salaires dans le public

- Abrogation de la circulaire Guéant concernant les étudiants étrangers

- Création de la BPI

- Réforme de l'ISF et création d'une tranche à 75%

- exception culturelle acte II

- contrats de génération

- emplois d'avenir

- remboursement à 100% de l'IVG

- fin de la convergence tarifaire public-privé

- fin de la rétention des familles avec enfants

 

Promesse en cours de réalisation :

- 60 000 postes créés dans l'éducation nationale

- Rythmes scolaires remaniés

- Décentralisation acte 3

- Réforme des licenciements économiques

- dispositifs concernant la fin de vie

- Cumul des mandats

- Mariage pour tous

 

Promesses mal tenues

- Doublement du plafond du livret A

- Caution publique pour le logement des jeunes

- Alignement de la fiscalité Capital et travail

- Séparation entre dépôt et spéculation dans les banques

- terrains publics cédés pour le logement social

- Tarification progressive Eau Gaz Électricité

- Fin de la TVA Sarkozy

- Accord sur les dépassements d'honoraires des médecins

 

Promesses non tenues ou abandonnées

- Renégociation du traité budgétaire européen ( juste un complément par un pacte de croissance de 120 milliards d'Euros et une petit taxe sur les transactions financières )

- Blocage des prix à la pompe pour les carburants

- Fin du contrôle au faciès

- Négociation pour une réforme globale des retraites

- Vote des étrangers aux élections locales

- Conférence de presse hors de l'Élysée

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 10:15

Les 20 milliards de baisse de charges sociales des entreprises font beaucoup parler.  Préconisées par le rapport Gallois et accordées par le gouvernement , elles sont, parait-il, destinées à faire baisser les prix et par contre-coup à rendre les entreprises françaises plus compétitives. Personnellement je ne suis pas contre à condition qu'il ne s'agisse pas d'un cadeau comme certains le craignent. Le problème n'est pas les 20 milliards, il est en réalité ce que les entreprises en feront : embauche et investissement d'une part et baisse des prix à la vente d'autre part et dans quelles proportions ? Ou bien reversement de bénéfices aux actionnaires ? Or, on constate qu'en échange de cette manne il n'est demandé aux entreprises aucune contrepartie. Les comités de surveillance qui sont suggérés risquent de n'être qu'un coup d'épée dans l'eau et personnellement je n'y crois guère. Par ailleurs  l'on garde en mémoire la baisse de TVA sur la restauration du temps du gouvernement précédent qui fut un échec ou au mieux un demi-échec. La baisse sur les additions n'avait pas été saisissante pour les consommateurs ! Espérons que cet après-midi dans sa conférence de presse François Hollande offrira une réponse claire à ceux qui comme moi se posent des questions sur le sujet.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 09:18

186116Voilà ! c'est plié. Obama est reparti pour un deuxième mandat. On nous a pourtant seriné que ce serait très très juste, "très serré". Que le suspense était entier. Mais ceci sans tenir compte du système américain qui est un suffrage indirect assez compliqué. Les électeurs votent pour de grands électeurs et c'est ce vote des grands électeurs qui compte. C'est ainsi qu'un président peut être élu sans pour autant réunir une majorité de votes populaires. Obama a été élu avec une avance d'une centaine de grands électeurs, ce qui est très large, alors que le vote populaire  ( pas encore complètement décompté) lui donne 700 000 voix "populaires" d'avance, c'est-à-dire très peu. Ce qu'on pourrait reprocher aux médias français c'est d'avoir raisonné vis-à-vis de leurs lecteurs ou auditeurs comme si le vote présidentiel américain était équivalent au vote présidentiel hexagonal. 

Dans le 9.15 d'arrêt sur image Daniel Scheidermann faisait entendre, hier, une petite musique différente qui mettait l'accent sur le faux suspens insoutenable :

 " Si j'en crois Nate Silver, l'élection est pliée : ce sera Obama. Qui est Nate Silver ? En apparence un blogueur et accessoirement un statisticien  , qui compile les résultats de 136 sondeurs, fait passer l'ensemble dans la moulinette d'un algorithme de son cru, et en a retiré la certitude (avec un degré de 84%, excusez de la précision) que Obama serait réélu. Pour crédibiliser les prédictions de Nate Silver, on rappelle qu'il avait prévu les résultats de l'élection de 2008 dans 49 états. Pourquoi ne connaissez-vous pas le nom de Nate Silver ? Parce que les médias français ne lui donnent pas la parole. Et pourquoi ne lui donne-t-on pas la parole ? Mais vous n'y pensez pas. Il casserait le métier. Que deviendraient les savants prévisionnistes, les reporters de terrain, les vendeurs de sondage de vent qui donnent "les deux au coude à coude", bref, tous les marchands de suspense, de fête, d'extase terminale, si l'on tentait de traiter scientifiquement les enseignements des sondages américains ? Imaginez-vous Nate Silver au micro de Patrick Cohen ? Mieux vaut aller chercher ceux qui ne briseront pas le rêve."

Intéressant, non ?

Bon, cela dit, le résultat de ces élections ne changera pas grand chose au niveau de la planète, les deux candidats étant assez proches l'un de l'autre politiquement. Reste que je préfère un président qui a institué un système de santé qui protège les plus démunis, ce qui le fait traiter de communiste par ses adversaires, (1) à un type qui l'aurait supprimé s'il avait été élu.

 

(1) Dans un débat récent Christophe Barbier de "l'Express" qui est de droite comme chacun sait, disait "Aux États-unis on me traiterait de communiste." C'est dire !

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 11:43

Je vous livre en vrac, au fil de mes lectures :

Dans libé du lundi 5/11/2012 Daniel Scheidermann constate que les médias s'intéressent davantage à l'ouragan Sandy à New-York, objet de toutes les attentions, qu'à son détour par Haïti qui a fait 60 morts et 200 000 relogés et en prime des menaces de famine et de choléra. Pourquoi parce que Haïti tout le monde s'en fout et que les ravages de Sandy à N.Y représentent dans le traitement qu'en fera Obama, un enjeu important qui pourrait avoir un impact sur le résultat des élections américaines. Une fois de plus est mis en valeur le problème de la hiérarchie des informations qui tablent davantage sur ce qui peut intéresser le lecteur qu'à un traitement objectif de l'information. Scheidermann dit ceci : "Admettons donc, c’est la demande, la sacro-sainte demande, qui justifie que New York ait pulvérisé Port-au-Prince au temps d’antenne. Mais qui est capable de la chiffrer, la demande ? Le seul chiffre dont on dispose est celui-ci : à un moment donné, l’article du Monde sur Sandy en Haïti était cinq fois plus envoyé que l’article sur New York (et le médiateur du site du Monde reconnaissait d’ailleurs avoir été assailli de messages déplorant la surmédiatisation de New York par rapport à Haïti)." Oui bien sûr, mais les lecteurs du "Monde" sont des intellos et ils ne représentent pas la totalité des citoyens qui veulent du "New-York", pas de "l'Haïti "

 

 

Toujours dans libé  Une loi sur l'économie sociale et solidaire (ESS)  doit voir le jour au printemps 2013. Claude alphandéry , ancien résistant, qui en est l'un des initiateurs en dit ceci  à la question posée par Claire Aubé : "Qu’est-ce qui relie les acteurs si divers de l’économie sociale et solidaire ?" il répond ceci  : "Des valeurs communes, la volonté de conjuguer développement économique et progrès social. Le marché dominé par le capitalisme financier détruit et précarise l’emploi, creuse les inégalités, dégrade l’environnement. Il y a donc de la place pour un secteur moins productif, mais tout aussi professionnel, qui ne délocalise pas, ne robotise pas, et répond à des besoins non satisfaits dans le logement, la santé, l’aide sociale. Le développement des entreprises de l’ESS est soutenable, il ne détruit pas l’environnement et favorise l’accès de tous à l’emploi. Ce dernier point me paraît essentiel quand on voit le niveau de chômage actuel. Les secteurs classiques, très compétitifs, auront besoin de moins en moins de main-d’œuvre. Que fait-on des plus faibles de notre société ? On les laisse sur le côté ? Quand j’entends le bruit fait par les entrepreneurs «Pigeons» alors qu’il y a tous les jours un plan social, je suis profondément choqué. Il y a des gens plus pigeonnés que les «Pigeons»."

 

 

Voici les principales mesures du rapport Gallois sur la compétitivité selon le site du Monde :

 30 milliards d'allégements de cotisations concerneraient à la fois les charges salariales (à hauteur de 10 milliards) et les charges patronales (à hauteur de 20 milliards). Tous les salaires jusqu'à 3,5 fois le smic bénéficieraient de la réduction des cotisations, qui serait compensée par une augmentation de la CSG, de la TVA et de la fiscalité écologique. Sensible à la demande de stabilité des entreprises le rapport propose, comme Les Echos l'ont révélé lundi, que l'Etat s'engage "à ne pas modifier cinq dispositifs" au cours du quinquennat: le crédit d'impôt recherche, les dispositifs Dutreil sur la détention et la transmission d'entreprises, la contribution économique territoriale, les incitations fiscales aux jeunes entreprises innovantes et les dispositifs en faveur de l'investissement dans les PME.

entre autres choses le rapport propose de "conditionner les soutiens de l'Etat aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants". Il préconise de reprendre  les recherches sur les gaz de schiste  il recommande que les représentants des salariés participent, "avec voix délibérative", aux conseils d'administration des entreprises de plus de 5 000 personnes.

Pas le temps d'en dire plus.  La droite , d'une seule voix applaudit le rapport Gallois. Ça rend méfiant.

Le rapport Gallois est téléchargeable sur différents sites et notamment Médiapart si vous êtes abonné

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 10:17

On n'entend que cela en ce moment :  la compétitivité en France n'est plombée Que par le coût élevé du travail. certes on peut remarquer  que le coût horaire du travail en France ( industrie manufacturière et services confondus) est supérieur de 3 € à celui de l'Allemagne qui par ailleurs présente un coût du travail  beaucoup plus élevé que celui de la France dans le secteur automobile ( 29% de plus ! ).  3€ Ce n'est pas rien. Mais peut-on en déduire que le coût du travail est le seul facteur de la compétitivité  ? Non dit le journal les échos : " Les facteurs négatifs ( coût du travail, fiscalité, faible adaptation à la mondialisation) demeurent compensés par de forts atouts : la qualité des infrastructures, la taille du marché intérieur, la formation et la qualification des salariés" Ce qui oblige à admettre que la compétitivité ne se joue pas uniquement sur le coût du travail. Or, qu'apprend-t-on par ailleurs comme le rapporte les échos :  Que l'année 2011 a été le deuxième millésime depuis dix ans en matière  d'investissements étrangers en France qui reste à la troisième place en Europe !

conclusion personnelle bien que je sois loin d'être un spécialiste en économie : ne soyons pas trop obnubilés par le coût du travail en France quoiqu'il faille le surveiller de près. La France a d'autre atouts qu'elle doit non seulement conserver mais valoriser.  Une question  au passage :  taper à bras raccourcis sur le coût du travail, ça arrange qui, à votre avis ?

 

Sources  : Jack Dion dans  Marianne ( 27 octobre au 2 Novembre 2012) 

Marc Vignaud "Le Point" 19/7/2012

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 12:24

François Fillon :

" Le combat de Nicolas Sarkozy pendant tout son quinquennat a été d'éviter les plans sociaux». « Pendant cinq  ans, il n’y a pas eu de plan social et il n’y a pas eu de fermeture d’usine »"

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 09:28

Nous assistons en ce moment à un bien étrange spectacle du côté de la sphère politique.

L'UMP en pleine déliquescence et qui sort d'une impressionnante série d'échecs électoraux n'a jamais été aussi arrogante, aussi triomphante,  exactement comme si elle avait remporté l'élection présidentielle. Elle donne à la gauche des leçons de cohérence alors qu'on a vu pendant 5 ans,  incohérences, atermoiements, effets d'annonce non suivis d'effets, décisions précipitées, et même un mea culpa sur les erreurs  du président, ainsi que quelques scandales qui couvent encore. Orpheline de son chef suprême elle en est réduite aux caquetages incessants et à taper à bras raccourcis sur le gouvernement pour justifier son existence. Malgré ce tintamarre, on voit à travers cette primaire qui n'en est pas une et l'affrontement à fleurets très mouchetés entre deux tendances : le gaullisme social et la droite qui jette des regards gourmands vers l'extrême droite, qu'elle ne déclenche pas l'enthousiasme. L'émission des paroles et des actes sur l'A2 a été un flop et a enregistré la plus mauvaise audience de cette émission après celle consacrée à Alain Juppé. 

De leur côté, les médias, y compris les médias de gauche, assomment  de critiques le gouvernement  qualifié "d'amateur" à longueur de pages et d'antenne, sans reconnaître un seul instant les actions entreprises et en évitant bien de faire la part des choses. Critiques dans lesquelles le soucis de vouloir paraître objectif, le dispute à la raison et à l'honnêteté. On l'a vu après le cafouillage sur la loi Duflot qui a déclenché un tollé et un recours auprès du conseil constitutionnel , ce qui a permis d'éviter de parler du contenu de cette loi et de sa pertinence. C'est "tout bénef" pour la droite.

Quant au gouvernement qui est confronté d'une part à une situation difficile dont une bonne part lui a été léguée par le gouvernement précédent, il poursuit tant bien que mal ses objectifs. Cette volonté étant masquée par son inexpérience du pouvoir, quelques "couacs" fâcheux dont l'opposition fait, bien entendu, des gorges chaudes au-delà de la pudeur la plus élémentaire,   et l'attitude de certains ministres  qui jouent "perso". Il faut ajouter à cela  un gros déficit de communication qui lui fait grand tort et l'incapacité à taper aussi fort sur les casseroles de l'adversaire que la droite très performante sur ce plan-là (1) et qui en a pourtant quelques unes accrochées à son pare-choc arrière et qui font un bruit d'enfer. Taper sur les casseroles de l'adversaire fait oublier les siennes. C'est une stratégie vieille comme le monde. La droite excelle dans cet exercice.

 Au congrès de Toulouse Ségolène Royal a dit ceci qui devrait être médité par le gouvernement :

«Les Français attendent de comprendre le sens des efforts qui leur sont demandés, les objectifs de civilisations. Il faut redresser cette cote de popularité en redonnant du sens et en expliquant les raisons qui imposent les sacrifices»

La gauche me fait penser à ses films sur la boxe où un boxeur en difficulté reçoit coup sur coup sans réaction  efficace et à qui l'on a envie de crier : "Mais réponds, nom de Dieu, balance-lui un bon bourre-pif ! " 

Il est grand temps pour la gauche de se rassembler plutôt que de se disputer, ce qui fait le jeu de l'adversaire, d'expliquer et d'expliquer encore et de mettre en valeur les actions entreprises afin de fermer leur caquet aux aboyeurs de la droite.

(1) les séquences télévisées de l'assemblée nationale de ces derniers jours rendent dubitatifs sur l'image qu'offre aux citoyens ce qu'on appelle la démocratie parlementaire


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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:01

Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, mais à moi si : bondir du canapé  devant la télé en entendant un homme politique submerger l'intervieweur de contre-vérités flagrantes étayées par des arguments et des chiffres fumeux et invérifiables sur l'instant. C'est une pratique courante aussi bien à gauche qu' au centre ou qu'à droite. Ce qui démontre à quel point une majorité d'hommes politiques n'ont qu'une très médiocre considération, voire un souverain mépris pour les citoyens lambda qui les écoutent.

Souvent l'intervieweur est asphyxié par le culot de l'homme politique ou ce qu'il sait être un mensonge, mais n'a pas tous les éléments pour le contredire ou n'a pas le courage de le faire. Bien entendu certains journaux le lendemain vont dénoncer  le mensonge, comme Libération et sa salutaire rubrique désintox qu'on ne se lassera pas de recommander (1). Mais c'est trop tard, le mal est fait. Comment lutter  le lendemain contre un mensonge dispensé la veille à plusieurs millions d'auditeurs ou de téléspectateurs, face à la faible audience de la presse écrite quotidienne  qui n'est pas, par essence, immédiatement réactive ?

C'est là qu'entre en jeu le factcheking  c'est-à-dire les cellules de vérification des faits qui peuvent souffler à l'intervieweur en direct, dans l'oreillette,  la réfutation des mensonges émis par l'interviewé . Malheureusement le système n'est pas encore au point et la promptitude des cellules de vérification laisse à désirer.

Le factcheking radiophonique pratiqué par JJ  Bourdin sur RMC, à postériori du mensonge est plus efficace ( question d'audience) Bien que les menteurs soient souvent extrêmement retors et qu'ils ont parfois la capacité d'effacer un mensonge par...un autre mensonge.

Le plus toxique des menteurs en politique, inspiré d'ailleurs par l'ex-président n'est autre que Jean-François Copé. Le 20 octobre chez Ruquier,  à la suite du chœur d'autres membres de l'UMP, il affirme que Manuel Valls veut supprimer tout critère  de maîtrise de la langue dans le processus de naturalisation. C'est un mensonge éhonté. Peu importe, il l'affirme ! Et cette affirmation va cheminer dans les neurones et les synapses des téléspectateurs où elle restera  stockée longtemps à bonne température.

 

Mercredi matin Christophe Barbier reçoit  JF Copé :

Voici le dialogue :

«est ce que vous reconnaissez que vous vous êtes trompé quand vous avez affirmé que la maîtrise de la langue française ne serait plus exigée alors que Manuel Valls a bien dit que le niveau de troisième serait toujours exigé».

Réponse :«C'est pas ça le sujet.. J'ai simplement rappelé comme tout le monde que Manuel Valls donne un signal extrêmement négatif puisqu'il donne le sentiment que finalement la nationalité va être bradée...»

Avec la phrase, "c'est pas le sujet", alors qu'on était en plein dedans, Copé envoie Barbier dans les cordes et il réitère son mensonge sous une autre forme et dans une autre phrase dans le plus pur style langue de bois.

Résultat Copé n'a pas reconnu qu'il s'est trompé et encore moins qu'il a menti. Et il se sort plutôt bien de ce moment délicat.

Conclusion  :

 Le factcheking est une excellente chose, je dirais même, indispensable, en démocratie, mais il reste des progrès à faire pour le pratiquer correctement. Il manque surtout aux intervieweurs la pugnacité, voire l'acharnement, qui leur permettrait d'aller au bout de leur sujet, C'est-à-dire de faire leur métier en entier et de faire mordre la poussière aux gros menteurs. Peu d'entre eux en prennent le risque. Dans le cas qui nous occupe, force est de constater que Barbier n'est pas Jean-Jacques Bourdin. 

Admettons maintenant que Barbier ait été jusqu'au bout en mettant le nez de Copé dans son caca, n'aurait-il pas craint quelque représaille a posteriori ?

 

source : Libération

(1) consultable  gratuitement sur le site de libé
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