Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:18

Dans son hommage à Stéphane Hessel le 7 mars, François Hollande a dit ceci :

« Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter, par ses propos, l’incompréhension de ses propres amis. J’en fus. La sincérité n’est pas toujours la vérité. Il le savait. Mais nul ne pouvait lui disputer le courage. »

Je ne sais pas qui écrit les discours de François Hollande, mais c'est sûrement un jésuite.

Pour tenter de nous en assurer essayons d'analyser la phrase :

Il en ressort que la cause du peuple palestinien est légitime ( regard appuyé vers les palestiniens. Ça c'est pour l'humanisme ), mais Hessel pouvait susciter par ses propos l'incompréhension de ses propres amis. Autrement dit 'en réclamant la justice pour le peuple  palestinien Hessel pousse le bouchon un peu trop loin ( ça c'est pour la modération qui sied à un président de la république.) Hessel avait dénoncé à plusieurs reprises le refus des israéliens de toute négociation de paix sérieuse et la poursuite d'une politique de colonisation et de répression contre les palestiniens. En en les dénonçant Hessel était donc une sorte d'extrémiste qui suscitait  l'incompréhension de ses amis dont  fut le président Hollande. Fut-il  simplement un ami de Hessel, le président Hollande, ou un ami offusqué de Hessel ? la phrase laisse une ouverture à l'interprétation. Poursuivons : La sincérité n'est pas toujours la vérité. Il le savait. ( coup d'œil vers les Israéliens qui ont aussi leurs raisons que Hollande reconnait implicitement.) Mais nul ne peut lui disputer son courage ( coup d'œil vers Hessel , donc vers les palestiniens. ) Hessel était donc de mauvaise foi mais il était courageux) En quelques phrases François Hollande manifeste ce qu'on lui reproche depuis le début, c'est-à-dire de vouloir coûte que coûte ménager la chèvre et le chou et de refuser d'appeler un chat un chat .

Si je résume, la cause du peuple palestinien et légitime, mais il vaut mieux ne pas l'affirmer  avec vigueur pour ne pas faire de vagues. D'ailleurs la cause Israélienne est également légitime. Un point partout, la balle au centre. La sincérité n'est pas toujours la vérité, mais toute vérité n'est pas bonne à dire surtout en matière de diplomatie. C'est ce qu'on reprochait à Hessel ce fouteur de merde courageux et c'est ce qui provoquait l'incompréhension  de ses amis dont le président faisait partie. Amen.

Partager cet article

Repost 0
Published by GIHER - dans politique
commenter cet article

commentaires

jacques 21/03/2013 15:00


Je vais y songer, à me faire soigner. Je ne te donnerai pas le même conseil car, d'une part je n'en donne que lorsqu'on m'en demande), d'autre part je doute que ton incapacité à te faire une
opinion par toi-même trouve remède. Alors ne sors pas de ta bulle de certitudes, tu risquerais de prendre froid.  

claudioo 20/03/2013 20:14


fais toi soigner jacques.

jacques 20/03/2013 12:17


claudioo, le savant en copiés-collés, devrait souligner les passages ayant traits au devenir des réfugiés palestiniens et au statut des terres qu'ils possédaient. Cela m'aiderait à comprendre sa
réponse.

Le Mousquetaire des Mots 19/03/2013 19:06


Ah la diplomatie, que de crimes silencieux on commet en son nom ! J'ai plus de goût pour le franc-parler que pour les minauderies officielles. Le jour où l'on appellera un chat un
chat, la politique changera de visage. Et peut-être que la démocratie, la vraie, renaîtra de ses cendres.

claudioo 18/03/2013 22:25


pour conclure avec le "n'importe quoi"


Menu Texte







La question de Palestine






www.un.org/fr/


Accueil


Historique


1922-1947


Plan de partage (1974)


Guerres de 1967 et 1973


Réfugiés au Liban


Droits inaliénables des Palestiniens


Intifada (1987-1993)


Recherche d’un règlement pacifique


Droits de l’homme




Quatuor et feuille de route


La feuille de route


Déclarations du Quatuor




Questions en suspens


Droits inaliénables


Jérusalem


Réfugiés


Colonies israéliennes


Eau


Mur de séparation




Actualité


Dépêches


Communiqués de presse


Photos


Journée internationale de solidarité




Documents


L'ONU et La question de Palestine


L’Assemblée générale


Le Conseil de sécurité


Division pour les droits des Palestiniens


Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien


UNSCO


UNWRA








Le plan de partage et la fin du mandat britannique


La question de Palestine a été portée devant l’Assemblée générale par le Royaume-Uni au lendemain de la création de l’Organisation des Nations Unies. Une Commission spéciale pour la
Palestine, comptant 11 membres, a été constituée à la première session extraordinaire de l’Assemblée, en avril 1947. La majorité des membres de la Commission a recommandé le partage de
la Palestine en un État arabe et un État juif, avec pour Jérusalem un statut international spécial sous l’autorité administrative de l’Organisation des Nations Unies.


Le Plan de partage, 1947


Lors de sa deuxième session ordinaire, après un débat intensif qui a duré deux mois, l’Assemblée générale a adopté, le 29 novembre 1947, sa résolution 181 (II), dans laquelle elle approuvait, avec de légers changements, le
Plan de partage avec union économique, proposé par la majorité de la Commission spéciale. Le Plan de partage, qui était un document détaillé en quatre parties jointes en annexe
à la résolution, prévoyait la fin du mandat, le retrait progressif des forces armées britanniques et la délimitation de frontières entre les deux États et Jérusalem.
Selon le Plan :


La création des États arabe et juif devait intervenir le 1er octobre 1948 au plus tard;

La Palestine était divisée en huit parties : trois devaient devenir des divisions juives et trois des divisions arabes. La septième, la ville de Jaffa, devait devenir une enclave arabe à
l’intérieur du territoire juif;

Le régime international de Jérusalem, qui était la huitième division, serait administré par le Conseil de tutelle des Nations Unies.



Le Plan indiquait aussi en détail les mesures à prendre pour l’indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l’union économique et la déclaration que devait formuler
le gouvernement provisoire de chacun des États proposés concernant l’accès aux Lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités. Dans sa résolution 181 (II), l’Assemblée
a également créé la Commission des Nations Unies pour la Palestine, pour appliquer ses recommandations, et a demandé au Conseil de sécurité de prendre les mesures nécessaires pour mettre en
exécution le Plan de partage.


L’Agence juive a accepté cette résolution bien qu’elle ne fût pas satisfaite de la solution apportée à des questions comme l’immigration juive d’Europe et les limites territoriales imposées à
l’État juif proposé. Le Plan n’a pas été accepté par les Arabes palestiniens et les États arabes, qui ont fait valoir qu’il violait les dispositions de la Charte des Nations Unies reconnaissant
à chaque peuple le droit de décider de son propre destin. Ils ont déclaré que l’Assemblée avait approuvé le Plan dans des circonstances qui ne faisaient pas honneur à l’Organisation des Nations
Unies et que les Arabes de Palestine s’opposeraient à tout plan prévoyant la dissection, la ségrégation ou le partage de leur pays, ou accordant des droits et un statut spéciaux et
préférentiels à une minorité.


La fin du mandat britannique


L’adoption de la résolution 181 (II) fut suivie d’une série d’actes de violence
dans la région. Devant la dégradation de la situation, le Conseil de sécurité décida de convoquer une session extraordinaire de l’Assemblée générale, qui s’est réunie du 16 avril au 14 mai
1948. Le 17 avril, le Conseil de sécurité demanda la cessation de toutes les activités militaires en Palestine et, le 23 avril, il créa une Commission de trêve chargée de mettre en place

Présentation

  • : pour curieux seulement
  • pour curieux seulement
  • : Ce blog qui se veut un lieu de dialogue et de réflexion, s'adresse aux curieux de tout ce qui fait l'intérêt de la vie. de la philo à la bande dessinée en passant par la musique,la vie quotidienne et la politique
  • Contact

Profil

  • GIHER
  • 73 ans. Retraité, écrivain à ses heures, collectionneur de collections, amateur de jazz, de cinéma de BD et de philo
  • 73 ans. Retraité, écrivain à ses heures, collectionneur de collections, amateur de jazz, de cinéma de BD et de philo

Texte Libre

« Nous sommes nés à quêter la vérité ;
il appartient de la posséder à une plus grande puissance. »

Michel de Montaigne 

Recherche

Archives